472 heures d'enseignement réalisées à l'université en France
Le pragmatisme américain, une autre manière de pratiquer la philosophie ?
Ce cours entend proposer une introduction avancée au pragmatisme, ce mouvement philosophique né à la fin du XIXe siècle aux États-Unis, qui a profondément marqué l’histoire de la philosophie américaine. Nous examinerons plusieurs figures fondatrices de ce mouvement, afin d’étudier comment ces auteurs ont tâché d’introduire une nouvelle attitude faillibiliste, pluraliste et expérimentale en philosophie ; puis nous analyserons certaines de leurs contributions les plus significatives dans les domaines de la philosophie de la connaissance, de l’esprit et de l’action, ainsi que les principaux débats qu’elles ont suscités. Nous explorerons enfin certaines résonances du pragmatisme dans les discussions contemporaines autour du réalisme scientifique, de l’épistémologie sociale, ou encore de l’ingénierie conceptuelle. Notre ambition sera ainsi d’interroger ce qui fait l’unité et l’actualité persistante de ce mouvement philosophique singulier qui, plus que tout autre, a mis l’accent sur les effets pratiques de nos activités de théorisation.
Ce cours explorait des questions fondamentales de la théorie politique telles que : qu’est-ce que le pouvoir ? Comment fonder la légitimité politique ? Comment répondre à la crise actuelle des démocraties représentatives ? Est-il parfois légitime de désobéir en démocratie ? Le recours à la violence est-il légitime en démocratie ? Les inégalités socio-économiques sont-elles jamais justifiées ? L’État a-t-il le droit d’intervenir dans nos vies pour chercher à faire notre bonheur ? etc.
Chaque séance était construite à partir d’une question d’actualité ; l’enjeu était de démontrer comment des ressources empruntées à l’histoire de la théorie politique permettaient d’éclairer les enjeux philosophiques sous-jacents à ces discussions, et de mieux comprendre les options normatives en présence. L’objectif de ce cours était également de renforcer les capacités de lecture, de rédaction et d’argumentation des étudiants.
Philosophie sociale et mouvements sociaux
Ce cours explorait une question centrale : qu’est-ce que cela fait de thématiser l’agir politique, non pas d’abord à partir du fonctionnement du gouvernement ou du jeu des partis, mais à partir de l’activité des mouvements sociaux ? Pour y répondre, nous avons examiné plusieurs théorisations des mobilisations sociales et politiques, à la croisée des sciences sociales et de la théorique politique, avant d’examiner plusieurs controverses théoriques qui traversent des mouvements sociaux contemporains (notamment les luttes féministes, les luttes antiracistes, et les luttes écologiques, dans leur diversité). L’objectif était de démontrer aux étudiants l’intérêt de croiser la philosophie et les sciences sociales, afin de leur donner un aperçu général de la théorie sociale telle qu’elle se pratique aujourd’hui.
Ce cours proposait une introduction générale aux discussions philosophiques contemporaines à propos du sexe, du genre, et de la sexualité, à partir d’une lecture suivie du livre Trouble dans le genre (1990) de Judith Butler et des principaux débats qu’il a suscités (sur la distinction entre sexe et genre, l'articulation entre luttes féministes et luttes LGBT, la prise en compte de l’intersectionnalité, le statut de la référence à la nature et à la biologie, la fécondité et les limites du constructivisme social, etc.).
Encadrement des mémoires de fin d'année des L3 Philosophie (17 étudiants).
Ce cours visait à développer les capacités d’analyse, d’argumentation et de rédaction des étudiants, à renforcer leur maîtrise des exercices de la dissertation et de l’explication de texte, et également à leur fournir les savoir-faire nécessaires pour réaliser leur premier travail de recherche (un mémoire de fin d’année de 50 pages sur un sujet au choix).
Ce cours introductif articulait des questions Ă©pistĂ©mologiques relatives aux sciences biologiques, Ă leur histoire et Ă leurs problĂ©matiques spĂ©cifiques (dĂ©finition du vivant, thĂ©orie de l’évolution, etc.), et des questionnements qui relèvent plutĂ´t d’une philosophie sociale du vivant, Ă l’interface entre sciences et sociĂ©tĂ© (maladie, handicap, biopolitique, sexuation). Â
Introduction à l’œuvre de Merleau-Ponty
Ce cours ressaisissait la pensĂ©e de Maurice Merleau-Ponty au double prisme de sa reprise critique de la phĂ©nomĂ©nologie husserlienne, et de son insertion dans l’histoire longue de la philosophie française du XXe siècle, Ă travers les dialogues qu'il noue avec ses contemporains (Sartre, Beauvoir, Fanon, LĂ©vi-Strauss ...) et d'autres champs de la pratique (sciences, arts, politique).Â
Encadrement de travaux collectifs de recherche sur des sujets interdisciplinaires.
Cours de langue et de civilisation au département de français.